VOLLEY-BALL : Entretien avec le sélectionneur national Georg Strumelo
- Dimanche, 29 Janvier 2012
Entretien avec le sélectionneur national Georg Strumelo
«Cette Equipe Nationale a du potentiel»
Propos recueillis par M. Maz
Le sélectionneur de l’EN Dames, le Polonais Georg Strumelo, prépare activement son premier rendez-vous sérieux : le tournoi de qualification aux JO de Londres-2012.
Apparemment, les responsables de la FAVB ont bien compris que pour faire développer la discipline, il faut faire appel aux compétences. Et c’est dans ce registre que s’inscrit justement le recrutement de Georg Strumelo. A voir le CV du Polonais (il a aussi la nationalité allemande), on peut dire que l’instance présidée par Mustapha Lemmouchi vient de réussir une bonne opération. Nommé comme sélectionneur national de l’équipe sénior féminine, il y a peine un mois, Georg Strumelo a une feuille de route bien précise, à savoir améliorer le niveau technique de notre sélection, sachant que sa véritable mission commencera après le Tournoi féminin qualificatif aux Jeux Olympiques Londres-2012. Sollicité par nos soins, il a aimablement accepté de nous accorder cet entretien.
Tout d’abord nous vous remercions d’avoir accepté de nous accorder cette interview.
Il n y a pas de quoi, je suis à votre entière disposition.
Selon la règle d’usage, veuillez vous présenter à nos lecteurs.
-Georg Strumelo, 63 ans. J’ai pratiqué le volley-ball en Pologne puis en Allemagne. Déjà en tant que joueur, je m’étais préparé à ma reconversion en assurant les fonctions d’entraîneur. Durant ma carrière, j’ai été onze fois champion. Avant de venir en Algérie, j’avais exercé en Allemagne, en Belgique à quatre reprises, en Suisse (trois fois), en Turquie et en Autriche.
Pourriez-vous nous dire comment ont été établis les contacts entre les responsables de la FAVB et vous ?
Le président de la FAVB, Mustapha Lemouchi, m’avait contacté en Pologne, via mon manager. C’était lors d’un tournoi international auquel l’Algérie avait pris part. Il m’avait alors fait la proposition de venir en Algérie entraîner l’EN dames et j’ai répondu favorablement. J’ai estimé en effet que le challenge était intéressant.
Et quel objectif vous a été assigné par le président de la FAVB ?
Ce que vous devez savoir, c’est que j’avais eu quelques autres propositions, mais que j’ai préféré donner suite à la sollicitation de l’Algérie car je voulais connaître d’autres sensations. Je sais qu’un grand travail m’attend pour améliorer le niveau du volley-ball algérien aux niveaux africain, d’abord, et mondial, ensuite.
Quel constat faites-vous justement sur le volley-ball féminin dans notre pays, même si vous n’êtes en poste que depuis quatre semaines ?
Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a un grand travail à réaliser. Je dois d’abord faire de la prospection pour voir, analyser et ensuite agir. Ce que je sais par contre, c’est qu’au niveau continental, les Algériennes ont réalisé des résultats satisfaisants, comme lors des derniers Championnats d’Afrique où elles ont décroché la seconde place. A l’échelle mondiale par contre, l’EN féminine est encore loin du compte.
Votre arrivée à la barre technique de l’EN dames coïncide avec le Tournoi féminin qualificatif aux Jeux Olympiques de Londres-2012. Pensez-vous que le groupe que vous dirigez soit fin prêt pour aborder ce rendez-vous important ?
Vous savez, les joueuses n’ont pas eu beaucoup de repos, elles ont participé au Championnat d’Afrique, à la Coupe du monde et aux Jeux sportifs arabes en un temps court, ce qui fait qu’elles ne peuvent pas être prêtes à 100%. Bon, il est clair que d’ici le début du tournoi, on tâchera, avec le préparateur physique Arnold Mathieu, de parfaire la condition physique.
D’après vous, l’EN a-t-elle des chances de se qualifier aux prochains Jeux Olympiques de Londres-2012 ?
En tout cas, nous sommes dans la peau de favoris. Je pense que nous avons des chances de nous qualifier.
Le fait qu’il y ait eu des désistements pour ce tournoi, cela peut constituer un avantage ou au contraire un inconvénient pour notre sélection ?
J’aurais voulu affronter plus de trois adversaires pour engranger le maximum de points. Avec quatre équipes seulement, il ne faut pas faire de calcul : il faut gagner les trois matchs contre l’Egypte, le Kenya et les Iles Seychelles.
Avez-vous des informations sur vos adversaires ?
Oui, nous connaissons le jeu du Kenya et de l’Egypte, que nous avons déjà affrontée. Pour ce qui est de l’équipe des Iles Seychelles, nous allons superviser ses matchs.
A quelques jours du début de la compétition, les joueuses vont certainement subir la pression. Comment comptez-vous les motiver et, surtout, les déstresser ?
Effectivement, les filles sont un peu sous pression, compte tenu de l’enjeu. C’est pour cela que je suis en train de les préparer psychologiquement pour les aider à surmonter la pression.
L’apport du public peut-il booster nos représentantes ?
Ah oui ! L’Equipe Nationale a besoin du soutien du public. L’apport de ce dernier est même crucial.
Etes-vous optimiste quand à l’issue de ce tournoi ?
Je suis de nature optimiste. De plus, je suis un gagneur. Oui, je pense que nous avons toutes les chances de nous qualifier à la phase finale des JO. Vous savez, j’aurais aimé disposer d’un peu plus de temps pour préparer ce rendez-vous. Comme vous savez, je n’ai pris en main le groupe que depuis le stage de Turquie.
Donc, votre vrai travail débutera après le Tournoi qualificatif aux JO de Londres-2012. C’est bien cela ?
Il faut d’abord se concentrer sur ce tournoi. Effectivement, un énorme travail m’attend. Celui-ci consiste à faire de la prospection de la catégorie des Ecoles à celle des Seniors, et à faire aussi de la formation. Je procéderai par étape. Je vais voir également avec les responsables de la FAVB pour organiser des séminaires au profit des entraîneurs nationaux.
Echos …
A quelques jours du début du Tournoi féminin qualificatif aux JO de Londres
Pourquoi toute cette indifférence ?
A J-4 du début du Tournoi féminin qualificatif aux Jeux Olympiques de Londres-2012, on a l’impression que cet évènement n’intéresse pas grand monde. C’est que, dans notre pays, le football bénéficie excessivement des faveurs des pouvoirs publics, des médias et aussi des supporters, au détriment des autres disciplines sportives. Normalement, l’EN de volley-ball aurait dû bénéficier de tous les moyens à quelques jours du début de la compétition qu’abritera la ville de Blida. D’ailleurs, lors d’une discussion à bâtons rompus avec les joueuses, celles-ci ont tenu à nous faire part de leur déception face à une telle indifférence. Elles regrettent notamment le manque de considération à leur égard. Il est vrai en effet qu’une visite du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, pourrait leur redonner espoir et les remotiver. En tout cas, il faut encourager cette Equipe Nationale, qui peut procurer à l’Algérie une autre satisfaction.
M. M.
Le préparateur physique a pris ses fonctions
Le Français Arnold Mathieu est le nouveau préparateur physique de l’EN dames. Il a officiellement pris ses fonctions avant-hier. Sa mission, qui prendra fin le 4 février, consiste à parfaire la condition physique des joueuses en prévision du Tournoi féminin qualificatif aux Jeux Olympiques de Londres-2012.
M. M.
Repos et massages avant-hier
L’entraîneur Georg Strumelo a décidé de donner quartier libre à ses joueuses avant-hier, après une semaine de travail assez chargé, au rythme du biquotidien. Un repos actif toutefois, puisque cette journée a été ponctuée de séances de sauna et de massages.
M. M.



