Tennis : L’appel des arbitres algériens

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A propos de l’arbitrage international

L’appel des arbitres algériens

Les arbitres internationaux algériens sont confrontés à un sérieux problème : celui du quota des matchs imposé par la Fédération internationale de tennis (FIT).

La Fédération algérienne de tennis (FAT) compte six arbitres internationaux. Deux d’entre-eux, Kamyl Aoudia et Tarek Safer, sont détenteurs du « bronze badge ». Les quatre autres, Hakim Fateh, Abderrahmane Cherifa, Amine Mohatet et Nassim Belazri, possèdent le « white badge ». Les deux premiers cités, Fateh et Mohatet ont intégré l’arbitrage mondial dans les années 90 sous l’impulsion du bureau fédéral présidé alors par le Dr Mohamed Bouabdallah. Ils ont dirigé, entre autres, des matchs dans des épreuves aussi prestigieuses que la Coupe Davis, la Fed Cup, des tournois du Grand Chelem (Roland-Garros, Wimbledon), les Championnats d’Afrique, etc. En 2010, le bureau fédéral actuel, présidé par Abdelhalim Azzi, a pu lancer dans le bain Cherifa et Belazri. Pour permettre à nos lecteurs de mieux saisir la hiérarchie du corps arbitral mondial, il y a lieu de préciser que les badges sont octroyés, après examen, par la Fédération internationale de tennis (FIT) dans cet ordre, du plus élevé au plus bas : gold (or), silver (argent), bronze et white (blanc). On ne devient un arbitre international qu’après un long parcours, la maîtrise de la langue anglaise, et, ensuite, la nécessité absolue de respecter le quota de matchs à arbitrer correspondant à chaque badge dont, en ce qui concerne les Algériens, 40 pour le bronze et 25 pour le white. Et c’est là que tout se complique pour nos arbitres qui vivent actuellement cette situation stressante.

 

La hantise du quota de matchs

 

Le responsable de la commission arbitrage de la FAT, Abderrahmane Cherifa, nous en a fait part, de nouveau, hier : « C’est vraiment très difficile pour nous de remplir cette obligation du quota de matchs. Initialement, notre Fédération avait prévu d’organiser cinq tournois internationaux. Malheureusement, pour des contraintes financières, qui se sont avérées insurmontables, il a été décidé de réduire le nombre de tournois à deux seulement. On en a fait un à Hydra, le mois dernier (Future), et un autre à Annaba (ITF Womens) qui a pris fin samedi dernier (NDLR : Voir Planète Sport du dimanche 23 octobre 2011). C’est insuffisant. Il faut au moins trois semaines d’affilée de compétition, masculine ou féminine, pour pouvoir s’en sortir. On doit en tenir compte à la FAT, sinon nous allons perdre nos badges et ce sera le retour à la case départ. Comme l’ITF Womens de Annaba ne proposait qu’un tournoi d’une semaine, il était fatal que l’on enregistre une faible participation de joueuses étrangères. D’où, forcément, moins de matchs à arbitrer pour nous. Nous enverrons à la FIT notre rapport d’activité le mois prochain. On peut vous assurer que l’on a peur du constat qui sera fait parce que notre fiche de matchs n’est pas assez remplie. Elle peut d’ailleurs se résumer ainsi : Kamyl Aoudia, 13 matchs sur 40, Hakim Fateh, 17 sur 25, Nassim Belazri, 14 sur 25, Amine Mohatet et moi-même, 12 sur 25. Seul Tarek Safer a réussi son quota avec 40 sur 40 grâce à des tournois arbitrés en Afrique du Sud. »

 

Le SOS de Hakim Fateh

Nous avons pu également joindre un autre arbitre, à savoir Hakim Fateh. Ce dernier était présent à Wimbledon ces deux dernières années. Une belle preuve de la compétence du savoir-faire des nôtres. M. Fateh abonde dans le même sens que son responsable fédéral.

« On a un gros problème cette année pour atteindre nos quotas de matchs en tant qu'arbitre international. Kamyl Aoudia, par exemple, ne pourra pas faire ses 40 matchs. C'est le minimum pour un bronze badge. En tant que white badge, Amine Mohatet, Abderrahmane Cherifa, Nassim Belazri et moi- même, on doit faire 25 matchs professionnels. On ne les aura pas, malheureusement. Ce sont des années de travail et de sacrifices qui risquent d'être perdus par ce que, maintenant, il nous est impossible d'aller sur d'autres tournois à l'étranger.  Nous espérons de tout coeur que les autorités sportives algériennes prendront conscience de cette situation qui va pénaliser l'arbitrage national. Les tournois que l'ont fait en Algérie ne sont pas nécessaires uniquement aux joueurs et aux joueuses. Les arbitres nationaux et les dirigeants qui s'occupent de l'organisation des tournois ont besoin, eux aussi, de ces épreuves pour progresser, chacun dans son domaine. Sinon, à quoi ça sert d'avoir des arbitres internationaux pour qu'ils se retrouvent dans une telle situation ? »

 

Un sponsoring à trouver

 

On peut se poser la question, en effet. Les moyens financiers affectés à une fédération peuvent être une contrainte objective mais les dirigeants qui se retrouvent devant ce mur se doivent de frapper à toutes les portes pour trouver les fonds nécessaires. C’est une partie de leur rôle, et certainement pas la moins importante. Attendre que tout vienne de l’Etat n’est pas la solution. Le sponsoring doit bien exister quelque part dans le monde du tennis algérien. Il faut seulement le dénicher et le plus tôt serait le mieux, bien évidemment.

 

 

Célébration du 1er Novembre 1954

Des tournois à Mohammadia et Rouïba

 

A l’occasion de la célébration de la glorieuse journée du 1er Novembre 1954, la Ligue algéroise de tennis (LAT) organise en collaboration avec les clubs affiliés du NB Mohammadia  et l’OC Rouïba, deux tournois destinés aux catégories d’âge ci-après :  poussins-minimes et 12 ans et plus, en garçons et en filles. Les deux tournois sont programmés aux mêmes dates : 28-29 octobre et 1er novembre prochains. Les poussins-minimes se produiront au Tennis Club Mohammadia. Leur tableau sera placé sous la direction de Lilia Ouanougui, qui officiera en qualité de juge-arbitre. Une précision : chaque club engagé a droit à trois joueurs par catégorie.

Le second tournoi, réservé aux 12 ans et plus,  sera domicilié à l’OC Rouïba. Le juge-arbitrage sera assumé par Walid  Bouaouiche.

Pour ces deux compétitions, les inscriptions pourront se faire directement auprès des juges-arbitres ou bien par e-mail adressé à la LAT ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ), au plus tard demain.

La directrice de l’organisation sportive de la LAT, Nassera Negouche, nous a déclaré qu’elle souhaitait « une grande participation de nos jeunes joueurs et joueuses pour célébrer cette journée si historique pour notre pays. J’espère que les clubs seront nombreux à engager leurs joueurs dans les tournois du NB Mohammadia  et de l’OC Rouïba. Ce sera également une sorte d’encouragements pour les organisateurs et une incitation aux autres dirigeants pour en faire autant. Il faudrait qu’il y ait des tournois le plus souvent possible afin que les joueurs puissent mesurer leur progression en situation réelle de compétition. Les entraînements seuls ne peuvent par être un révélateur fiable des capacités techniques et physiques des uns et des autres.»

O.A.-O.

 

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