Le plus jeune conquérant de l’Everest a 13 ans
- Jeudi, 27 Mai 2010
Le plus jeune conquérant de l’Everest a 13 ans
Un jeune Américain de 13 ans est devenu le plus jeune conquérant à gravir le toit du monde : le sommet de l’Everest, qui culmine à 8 848 mètres d’altitude. C’est du haut du plus haut sommet du monde qu’il a téléphoné à ses proches pour leur apprendre la réussite de son ascension. A 13 ans, Jordan Romero est devenu samedi 22 mai le plus jeune alpiniste à gravir l’Everest. C’est à travers un communiqué diffusé sur le site Internet du jeune homme que l’information de son exploit a été communiquée : «L'équipe vient de nous appeler et de confirmer qu'ils sont au sommet de l'Everest, le plus haut sommet du monde. Leurs rêves se sont concrétisés. Tout le monde est incroyablement heureux. Ils remercient tous ceux qui les ont soutenus et encouragés pendant leur voyage.» Le jeune homme a fait savoir qu’il était parvenu en haut des 8 848 mètres en appelant du toit du monde grâce à un téléphone satellitaire.
Il faut préciser que c’est depuis qu’il a 9 ans que ce jeune garçon ambitionne de venir à bout du mythique sommet. Pour autant, l’annonce de l’expédition a suscité de nombreuses polémiques dans le milieu des alpinistes, certains estimant l’opération trop risquée. Il est à noter que le Népal refusant de délivrer des permis d’ascension aux personnes de moins de 16 ans, le père et la belle-mère de Jordan Romero, qui ont fait l’ascension avec lui, l’ont débuté côté Tibet.
Grandes voies au Maroc pour l’élite française
Du 20 avril au 2 mai, l’équipe nationale de France d’alpinisme masculine s’est rendue à Taghia (Maroc) pour un stage d’escalade en grandes voies et terrain d’aventure, un site magique et sauvage pour un stage instructif. Taghia est un village berbère du Haut Atlas marocain. Accessible uniquement à pied (2h30 de marche depuis la dernière piste carrossable), c’est un site exceptionnel qui semble préservé du temps. Sur place, les voies modernes équipées côtoient avec bonheur les voies traditionnelles. Seule la qualité du rocher est commune. Excellente. Un calcaire rouge sculpté et abrasif qui vous ronge la peau des doigts autant que votre temps de cerveau disponible.
Pour ce 3ème stage de l’ENAM, après l’artif et la glace, l’option était mise sur les grandes voies rocheuses en terrain d’aventure. Rapidité dans les manips de corde, construction de relais «béton», hissage de petit sac, sens de l’itinéraire, rapidité dans l’escalade… font partie des thèmes à maîtriser pour pouvoir évoluer en sécurité et se faire plaisir dans le geste. Le fait de grimper des voies peu parcourues ajoute une dimension «aventure» qui prend tout son sens. L’équipe est encadrée notamment par 2 des meilleurs alpinistes français actuels, Dimitry Munoz du GMHM et Philipe Batoux, professeur à l’ENSA. Ils grimperont les voies d’escalade les plus difficiles du Maghreb, telles les «Rivières pourpres» (500 m, 7c), «l’Axe du mal» (500 m, 7c), «Rouge Berbère» (560 m, 7a+), etc.
Abdou S.



