ESCRIME : L’Algérie se classe seconde, derrière l’Egypte
- Lundi, 02 Janvier 2012
4e Championnat d’Afrique des cadets et juniors
L’Algérie se classe seconde, derrière l’Egypte
La 4e édition du championnat d’Afrique d’escrime (cadets et juniors) s’est achevée vendredi à la salle Harcha (Alger). Les escrimeurs égyptiens ont décroché quinze médailles d’or, l’Algérie une seule.
Les cadets et les juniors qui ont participé à la 4e édition du championnat d’Afrique d’escrime, qui s’est terminée vendredi à la salle Hacène-Harcha (Alger), n’ont pu que constater, à leurs dépens, la large domination des escrimeurs égyptiens. Les grands vainqueurs de la compétition n’ont, en effet, laissé, pratiquement, que des miettes à leurs adversaires en décrochant la bagatelle de quinze médailles d’or. L’escrime algérienne, qui termine à la seconde place du classelment final, a remporté une médaille de vermeil grâce à la cadette Léa Mélissa Moutoussamy au sabre.
Les entraîneurs présents lors de cette 4ème édition du Championnat d’Afrique, n’ont pas été tellement surpris par le grand écart séparant nos escrimeurs de leurs adversaires égyptiens. La seconde place au classement final de l’Algérie est motivée par son absence, ces dernières années, des différentes compétitions internationales, pour cause de suspension infligée par
L’instance qui gère cette discipline au plan mondial. Il faut relever également que sept autres nations africaines représentées à Alger, non guère fait d’éclats non plus. L’Afrique du Sud, la Namibie et le Sénégal n’ont pas dépassé la troisième marche du podium se contentant ainsi d’une seule médaille de bronze chacun. Dans ces conditions, l’Egypte avait beau jeu de faire la loi. Ses escrimeurs n’ont pas, ceci dit sans aucun chauvinisme, de raisons de pavoiser. Ne dit-on pas que vaincre sans périls, c’est triompher sans gloire ?
Impressions … Impressions …
Raouf Bernaoui (président FAE) :
«On dominera l’Afrique dans pas longtemps»
«Par équipe, vous avez dû remarquer qu’en finale féminine, nous avons perdu par une touche d’écart. Pour l’équipe masculine, on était un peu loin mais on s’est tout de même classés à la deuxième place. Cependant, nous sommes satisfaits car, comme je vous l’avais dit auparavant, l’Algérie avait été suspendue trois ans. Il faut savoir également que, même avant cette suspension, nous n’avions participé à aucune compétition durant deux ans. C’est dire qu’après 5 ans d’absence à l’échelle continentale, nous sommes tout de même bien revenus, puisqu’on s’est classés à la deuxième marche du podium. C’est un raccourci extraordinaire que nous avons pris et il ne nous reste plus qu’une marche du podium. Je dirais donc qu’on n’est pas du tout très loin. Maintenant, il nous faut beaucoup de travail et de sérieux, et encore plus d’organisation. Pour ma part, je suis très optimiste et je pense qu’on dominera l’Afrique dans pas longtemps.»
Abdelkader Berrak (chef de service des EN) :
«Avec les pôles de développement en cours de création on pourra former une élite»
«L’organisation est réussie, à en juger déjà par l’installation des pistes et des appareils. Il y a aussi une bonne dynamique de travail et une grande volonté. D’ailleurs, nous sommes en train de créer des pôles de développement qui vont permettre de former l’élite. Il y a aussi un dialogue entre les spécialistes du domaine et les gens qui s’intéressent à la discipline. Il est vrai que l’Algérie était à un certain moment en concurrence avec l’Egypte, qui est une école constante et qui a toute une culture de l’escrime. Pour cela, il est important pour nous de nous frotter à ce type de compétences. Pour le cas de l’Algérie, il ya eu un désintéressement car, si les moyens ont toujours existé, ils ont par contre été mal exploités par les responsables installés précédemment à la tête de la Fédération. Et puis, il ne faut pas oublier la coupure qu’a connue la discipline en Algérie et qui a eu un impact. Néanmoins, pour ce qui des résultats, je suis très satisfait et je pense qu’à l’avenir nous arriverons à de meilleures performances, d’autant plus que nous avons des jeunes qui ont des capacités.»
Feriel Salhi (membre du comité exécutif de la FIE) :
«Nous manquons d’entraîneurs de haut niveau»
«Ce championnat d’Afrique a bénéficié d’une bonne organisation. Même si celle-ci reste encore perfectible, il faut reconnaître que l’accueil des délégations s’est fait d’une façon impeccable. D’ailleurs, je pense que tout le monde est content d’être venu à Alger. Côté technique, le niveau de l’Algérie se traduit par le classement qu’elle occupe. Ce sont là de jeunes catégories d’âge et si nos athlètes n’ont pas gagné aujourd’hui des médailles d’or, ils le feront en seniors. Bien sûr, durant les années 90 notre niveau était meilleur et on raflait pratiquement toutes les médailles. Aujourd’hui, nous manquons d’entraineurs de haut niveau, si on prend l’exemple de l’Egypte qui dispose d’entraîneurs russes et polonais. Pareil pour les Tunisiens, alors que nous, ce n’est que cette année que nous avons un entraîneur roumain, et pour une seule spécialité. Il reste donc les autres spécialités à pourvoir en encadrement de qualité et je pense qu’avec un travail continu au niveau des clubs, et pas seulement au niveau de l’Equipe Nationale, on peut réussir.»
Jean-Claude Magnan (ancien champion du monde, France) :
«L’Algérie peut avoir de l’ambition»
«Je trouve que l’organisation était parfaite, au point où, si on m’avait dit que c’était un Championnat du monde, je n’aurais pas vu de différence. Concernant le niveau technique, cela fait vraiment plaisir de voir des tireurs égyptiens de haut niveau, mais aussi des tireurs qui viennent petit à petit et qui dans pas longtemps arriveront au même niveau. Je pense que pour l’Algérie on ne peut qu’être optimiste, surtout avec de nouveaux dirigeants très motivés et déterminés. Désormais, l’Algérie peut avoir de l’ambition.»
Narimène El Houari (fleuret) :
«J’ai acquis une grande expérience»
«Nous avion vraiment souhaité décrocher une médaille d’or, malheureusement, nous avons commis une petite erreur qui nous a coûté très cher. Cependant, j’ai appris beaucoup de choses dans cette compétition. J’y ai acquis de l’expérience, ce qui m’aidera à aller plus loin lors des prochains challenges.»
Léa Mélissa Moutoussamy (sabre) :
«Pas trop déçue, nous étions une équipe très soudée»
«Je ne suis pas trop déçue, nous étions une équipe très soudée. C’était la première fois que je tirais avec l’équipe d’Algérie en relais italien, et je suis très contente d’avoir fait le maximum avec mon équipe.»
Khadidja Zerabib (fleuret) :
«On a gagné une équipe»
«Il est vrai qu’on n’a pas gagné, mais franchement, on a gagné une équipe et acquis une grande expérience, qui va nous servir à l’avenir»
A. B.
Résultats de la dernière journée
(vendredi)
Relais par équipe
Garçons :
Finale : Algérie 16 - Egypte 30
Podium :
1- Egypte
2- Algérie
3- Maroc
Filles :
1- Egypte
2- Algérie
3- Maroc
Epreuves de présélection par équipe
Garçons :
1- Egypte
2- Algérie
3- Maroc
Filles
1- Egypte
2- Maroc
3- Algérie



