Le temps des trabendistes

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Le temps des trabendistes

Par Azeddine Hammou

Au repos forcé, les clubs n’ont pas pour autant chômé en matière de prospection, dans la perspective du prochain mercato. Cette nouvelle «affaire» commerciale nous permet de connaître une autre catégorie de personnes qui influent sur la démarche d’une équipe. Les managers sont, en effet, des «affairistes» chargés de proposer un joueur moyennant bien évidemment une certaine somme prélevée en pourcentage sur le contrat. C’est ainsi qu’à l’approche des périodes de transferts et de mutations de joueurs, ces «managers» font leur apparition pour s’imposer sur le marché du placement de joueurs. Il ne faut pas s’attendre de leur part à des règles de commercialité ou au respect des normes édictées dans pareilles transactions. Sans vouloir généraliser, il se trouve que la plupart de ces agents ne sont en fait que des trabendistes qui n’ont aucune notion du football. La preuve, les joueurs africains qui ont débarqué en force dans nos différentes formations n’ont rien apporté de plus à la discipline, si ce n’est un autre problème pour les caisses.

Plusieurs joueurs venus de l’Afrique profonde terminent souvent leur contrat en queue de poisson, avec des conflits à la pelle. Face à cette dérive, la Fédération algérienne de football a tenté d’introduire certaines mesures, comme ce fut le cas la saison dernière, en refusant de renouveler le contrat aux joueurs étrangers, ou comme cette saison où il est question de codifier l’engagement de toute nouvelle recrue du genre. Mais ces mesures, timides faut-il le souligner, ne font pas reculer tous ces managers qui trouvent toujours «preneurs» sur le marché national. Pour l’exemple, un tour chez le Mouloudia d’Alger et l’on aura une idée précise sur cette arnaque qui risque de coûter cher au Doyen. Des joueurs venus du Niger, d’Azerbaïdjan ou de Côte-d’Ivoire, aux qualités techniques en dessous de la moyenne, sont supervisés par le staff technique pour éventuellement signer un contrat. Un vrai scandale dont les auteurs seront chichement payés. Là où le bat blesse, c’est le fait que cette situation ne semble pas trop gêner les dirigeants qui, bien évidemment, doivent sans doute y trouver leur compte.

A. H.

 

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