Judo : A quand un dojo à Alger ?
- Mardi, 29 Novembre 2011
Après la réussite du dernier entraînement de masse
A quand un dojo à Alger ?
Le dernier entraînement de masse organisé par la Ligue d’Alger de judo a fait apparaître la nécessité de doter la capitale d’un dojo.
La réussite du dernier entraînement de masse organisé par la Ligue d’Alger de judo (LAJ) à la salle omnisports de Birtouta au profit des seniors, messieurs et des dames, a relancé le débat sur la nécessité de voir la Ligue d’Alger se doter de son propre dojo (lieu ou l’on apprend la voie). Samedi dernier, beaucoup de techniciens ont évoqué la question et souhaité par là même que l’initiative se renouvelle et qu’elle soit élargie aux autres catégories d’âge. En judo, l’échange sportif par l’exercice du randori (combat d’étude) reste un procédé clé pour le perfectionnement technique et tactique durant le combat. «Si nous voulons élever le niveau sportif de nos judokas, il faut multiplier ce genre de rencontres très bénéfiques. C’est par le contact régulier que les judokas évaluent leurs capacités, corrigent et améliorent leur capacité de combat», a dit l’organisateur principal de ce rassemblement, Mohamed Harat, lequel est aussi directeur technique de la région d’Alger. Toutefois, un problème crucial se pose : la Ligue d’Alger ne dispose pas d’une salle à même de recevoir des regroupements sportifs pour le grand nombre. Au fait, l’idée de doter la Ligue d’Alger de judo d’un dojo de wilaya n’est pas nouvelle.
Une préoccupation ancienne
Elle remonte aux années 1970-1980, lorsque le temple du judo algérois, les «ex-Groupes Laïcs», situé avenue Ahmed-Ghermoul à Alger, fut détourné. Des voix s’étaient élevées alors pour rétablir les faits, mais en vain.
La question de doter la Ligue d’Alger d’un dojo a été de nouveau évoquée lors de la cérémonie de clôture de la saison sportive écoulée. En présence du président de la Fédération algérienne de judo, du chef de service de la direction de la jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger et du président de la ligue, une proposition d’affecter la salle des arts martiaux du complexe sportif de Ferhani de Bab El-Oued a été introduite. A ce moment, tout allait dans le bon sens et l’on était à quelques détails seulement de voir enfin la doléance aboutir. Aujourd’hui, quelles en sont les suites ? On ne sait pas. Mais on sait par contre que si l’initiative venait à être concrétisée, le judo à Bab El-Oued renaîtra de plus bel et avec lui Alger toute entière.
Bab El-Oued fut et restera
Et puis, il n’y aura pas que les entraînements de masse à organiser par la Ligue d’Alger, il y aura aussi des écoles de judo à créer, de stages d’entraîneurs à programmer mais aussi d’autres bonnes choses. Pour l’histoire, il faut retenir que Bab El-Oued fut et restera un pôle incontournable du judo algérien. La mémoire du judo dans cette localité a débuté durant l’occupation française, lorsque le Sabo (Sport athlétique de Bab El-Oued) des pieds noirs, club de la ville, est devenu champion de France de judo par équipe en 1961.
Les années qui suivirent l’indépendance nationale ont vu Bab El-Oued, le populeux et populaire quartier de la capitale, enfanter beaucoup d’autres champions nationaux qui ont porté haut les couleurs nationales.
Grand Chelem de Tokyo (Japon)
Nos judokas font l’impasse sur l’étape
De retour lundi, après avoir suivi un stage à l’Institut national du judo français (INJ), les judokas algériens de haut niveau, Amar Benyekhlef, Abderrahmane Benamadi, Soraya Haddad et Meriem Moussa, ne seront pas au rendez-vous de l’étape du Grand Chelem qui sera organisée du 9 au 11 décembre prochain dans la capitale nippone, Tokyo.
Le choix est fait. Ces derniers prendront part avec les autres judokas des équipes nationales, messieurs et dames, aux Jeux sportifs arabes prévus du 09 au 23 décembre, à Doha, au Qatar. Seul sera du voyage l’arbitre mondial algérien Houari Sadouni, sélectionné par la Fédération internationale de judo pour officier les combats au programme.
Le Grand Chelem de Tokyo est une compétition importante dans le nouveau système de compétition institué par la FIJ depuis 2008. Il compte un nombre considérable de points à glaner pour une qualification directe aux prochains jeux Olympiques de Londres-2012.
Les judokas lauréats de la médaille d’or prennent 300 points, la médaille d’argent 180, la médaille de bronze 120 et la cinquième place 60. Ceux qui parviennent aux 16es de finale recevront 36 points et 24 points seront attribués à ceux qui arrivent aux 32es de finale. Enfin, 12 points seront comptabilisés aussi pour chaque combat gagné.
Outre donc les points à récolter, les judokas classés de la première à la troisième place pourront empocher la somme de 150 000 dollars qu’ils se partageront entre eux. Le premier classé des 14 catégories de poids mises en jeu (7 pour les messieurs et 7 pour les dames) percevra 5 000 dollars, le second 3 000 et le troisième 1 500.
M. M.



