Judo- 30es Championnats du monde de seniors au Japon
- Mardi, 07 Septembre 2010
Youcef Nouari retiré de la sélection
En fin de compte, l’Algérie sera représentée par six judokas au lieu des sept initialement prévus pour prendre part aux 30es Championnats du monde qui débuteront demain à Tokyo (Japon).
En effet, nous avons appris que le judoka Youcef Nouari, engagé pourtant dans la catégorie de poids des moins de 66 kg, n’a pas effectué le déplacement avec ses partenaires de l’EN qui sont partis d’Alger dimanche, tôt dans la matinée. Notre champion d’Afrique en titre cette année à Yaoundé, au Cameroun, s’est astreint en effet à un régime draconien de perte de poids, mais en vain. Juste avant le départ, il a subi sans succès l’épreuve de la balance ici même à Alger. Avec cette défection de dernière minute, mais attendue par les initiés, notre pays sera ainsi représenté finalement par quatre messieurs et deux dames.
L’entrée en lice de nos sélectionnés
Dans les tableaux des messieurs, Hacène Azzoune (100kg) sera le premier à fouler les tatamis nippons dès demain. Il sera suivi le jour suivant par Amar Benyekhlef et Liès Bouyacoub, qui concourront dans la catégorie de poids des 90kg. Samedi, ce sera au tour de Mustapha Boulemia, un athlète issu de l’émigration en France, à faire son apparition chez les 73kg. Enfin, pour l’avant-dernière journée de ces championnats, celle du dimanche qui précède le jour de clôture, place sera laissée à Soraya Haddad et Meriem Moussa pour aller se mesurer à leurs adversaires étrangères dans la catégorie de poids des 52kg.
La dernière journée quant à elle sera réservée au déroulement de la catégorie reine de l’Open, celle que l’on appelle aussi le «toute catégorie», dans laquelle on ne sait pas encore si notre pays sera engagé. C’est que dans ce genre de catégorie de poids ouverte, tout dépendra des prestations de nos judokas dans l’épreuve des individuels. L’accès à l’Open sera donc conditionné par les résultats individuels. Autant dire que ce n’est pas gagné d’avance. Du moins pour nos représentants.
Les Algériens visent une 7e ou 9e place
En termes de pronostic, les nôtres iront au Japon pour tenter de faire de leur mieux. A vrai dire, le judo algérien n’a plus la possibilité comme par le passé de faire le jeu à ce niveau de compétition, compte tenu du retard qu’il accuse dans les réformes introduites depuis l’année 2008 par la Fédération internationale de judo. Un retard qui se paie cash.
Intervenant sur les ondes de la radio nationale, le président de la Fédération algérienne de judo, le Dr Ali Bendjemâa, se basant sur les prévisions de la direction technique nationale (DTN), avait déclaré que l’Algérie pourrait atteindre la neuvième place, voire même la septième dans certaine catégories.
Pour l’histoire, il faut rappeler que les meilleurs résultats enregistrés par le judo algérien dans des Championnats du monde sont à porter à l’actif de Abderrahmane Benamadi, absent à ces Mondiaux japonais pour cause de blessure, et de Soraya Haddad. Le premier a obtenu une médaille d’argent dans la catégorie des 81kg et la seconde une médaille de bronze chez les 52kg. C’était en 2005, à l’occasion des Championnats du monde disputés au Caire (Egypte), les premiers à se dérouler sur le sol africain.
Au premier gymnase de Yoyogi National Stadium de la capitale japonaise, les choses seront tout autres. Il ne faut pas être un grand sorcier pour s’avancer à dire que l’accès aux podiums sera dur, très dur même. La concurrence sera des plus sévères avec pas moins de 700 judokas en lice pour se disputer les 16 titres officiels en jeu, dont deux dans la catégorie suprême des titans, l’Open. Une catégorie que les Japonais ne voudraient pour rien au monde laisser aux autres. Surtout devant leur public.
Les Japonais sous pression
A quelques jours du début des championnats, la tension monte à Tokyo. Les maîtres japonais, dans leur antre, ont le trac. Normal, ils ne veulent pas rater ce rendez-vous, comme ce fut le cas une certaine année 1964, lors des Jeux Olympiques de Tokyo. Le Japon, pays qui vu naître le judo venait alors pour la seconde fois de son histoire de perdre le titre mondial. La première fois, c’était aux Championnats du monde de Paris 1961. C’était le Néerlandais Anton Geesink, décédé récemment, qui avait mis fin à la suprématie nippone. Le géant néerlandais sera d’ailleurs le grand absent de cette 30e édition des Championnats du monde, qui doivent consolider l’objectif du retour aux sources du judo.
Les favoris : toujours les mêmes
Quelles nations partent favorites dans ces Mondiaux de Tokyo ? Toujours les mêmes en fait. La ranking-list définissant le classement des meilleurs judokas au monde donne comme prétendant en force le Japon, chez les dames. Il y aura aussi la France dans ces tableaux féminins. En messieurs, le jeu sera probablement plus ouvert avec, dans l’ordre, les judokas de la Corée du Sud et du Japon, ainsi que les autres individualités d’Europe et d’Asie notamment. Au compte de l’Afrique, les mieux placés pour jouer les premiers rôles sont les Egyptiens Islem El Shehaby (+100kg) et Ramadane Darwish (100kg). Il y a aussi la Tunisienne Houda Miled, médaillée de bronze aux derniers Championnats du monde de Hollande 2009. Ce sont en fait les mieux placés, eux qui caracolent aux premières loges au niveau continental.



