Judo- Championnats du monde individuels à Tokyo (Japon)
- Samedi, 28 Août 2010
EN : La liste de nos représentants finalisée
Ils seront en fin de compte sept judokas algériens, dont deux dames, à être du voyage nippon pour aller en découdre aux Championnats du monde seniors qu’abritera Tokyo du 9 au 13 septembre.
C’est dire qu’il ne reste plus que quelques jours seulement avant le coup d’envoi à Tokyo, la capitale japonaise. On s’attend à de grands championnats, qui viendront ainsi consolider les changements mis en œuvre dans la compétition par la Fédération internationale de judo (FIJ), il y a plus de deux années déjà. Plus techniques seront donc ces prochaines joutes après les modifications introduites en matière de règles d’arbitrage, notamment l’interdiction de la saisie directe des jambes sans préparation.
Le judo veut redevenir ce qu’il était, à savoir : un sport, un art et une philosophie. Gageons qu’il le sera certainement dans le pays qui l’a vu naître sous l’impulsion de Jigoro Kano.
La sélection nationale a finalement été constituée par les responsables techniques algériens.
Amar Benyekhlef et Liès Bouyacoub (90kg), Hacène Azzoune (100kg), Mustapha Boulemia (73kg), Youcef Nouari (66kg), pour les messieurs, et Soraya Haddad et Meriem Moussa (52kg), chez les féminines, composent la liste des judokas choisis. Ils représenteront notre pays à ce rendez-vous planétaire qui s’annonce des plus relevés, avec la présence de la crème du judo mondial. Depuis la mise sur place du nouveau système de compétition initié par la FIJ, il est plus dur, sinon impossible pour les nations à la traîne de faire le jeu à ce niveau de la compétition. La régularité dans la participation sportive internationale est devenue une nécessité absolue par les temps qui courent, et ce n’est malheureusement pas le cas pour les nôtres, qui accusent un grand retard en la matière. Même nos meilleurs représentants que sont Amar Benyekhlef et Soraya Hadad manquent cruellement de compétition. Leur classement peu élogieux, surtout pour des médaillés olympiques, dans la ranking-list destinée à classer les meilleurs judokas mondiaux, est un indice révélateur.
Les deux atouts algériens
«J’irai aux Championnats du monde pour faire de mon mieux et tenter d’aller le plus loin possible. Au dernier tournoi de Hambourg, j’avais contracté une blessure dès le départ et c’est pour cette raison que je n’ai pas pu m’exprimer comme il se devait. Pour moi, l’essential reste les Jeux Ohmiques de Londres 2010 et je suis déterminée à travailler d’arrache-pied pour être au rendez vous», nous a déclaré Soraya Haddad.
Il en est de même pour Amar Benyekhlef, qui n’est pas au top de ses possibilités. D’ailleurs, il n’était pas de la dernière sortie des Verts en Allemagne pour le tournoi et le stage qui avait suivi. Une blessure aux doigts de la main l’avait empêché d’être du voyage.
A Tokyo, il fera appel à son savoir-faire, mais surtout à son expérience acquise sur les tatamis internationaux. «Je sors d’une blessure. Pour l’heure, je retrouve petit à petit mes repères. Les choses vont mieux», nous dira-t-il. Mais aura-t-il vraiment l’énergie qu’il faut d’ici là pour se transcender ? En tout cas, c’est tout le mal que nous lui souhaitons.
Entraînement en soirée au dojo de Bouzaréah
Le stage maghrébin qui se déroule actuellement dojo de Bouzaréah (Alger) est la dernière grande manœuvre qui précède les Championnats du monde. On relève la présence des sélections tunisienne et marocaine, auxquelles il faut ajouter un Libyen et deux Sénégalais. Les athlètes sont venus dans le cadre de leur prise en charge au sein du Centre africain de préparation olympique, ouvert depuis le 20 août dernier en Algérie, plus précisément au camp international des jeunes de Sidi Fredj (Alger).
Mercredi en soirée, une grande ambiance a régné au dojo où les judokas se sont adonnés à des séries de Randori (combat d’étude).
D’après Soraya Haddad «C’est bien qu’il y ait du monde comme ça et que nous puissions trouver des partenaires aussi variés dans leur façon de pratiquer le judo».
Heureusement d’ailleurs que le stage maghrébin est tombé à pic pour combler un tant soit peu une période de ramadan durant laquelle il n’est pas toujours facile de trouver des partenaires étrangers pour des entraînements et des compétitions en commun.
Préparer dès à présent le prochain ramadan
Pour éviter une telle situation, il faut en fait s’y prendre bien à l’avance, sachant qu’il est toujours possible d’envisager des stages de préparation sportive en cette période particulière de l’année. L’an prochain, le mois sacré de ramadan coïncidera avec d’importantes échéances sportives internationales. Donc, pourquoi ne pas envisager dès à présent des programmes de préparation de qualité, qui seront effectués en commun avec les meilleurs judokas du monde musulman, et dont les dates et lieux seraient alors connus à l’avance et par tous ? A ce stage maghrébin d’Alger, par exemple, qui se terminera en cette fin du mois d’août, beaucoup de judokas de stature mondiale comme Houda Miled la Tunisienne, médaillée de bronze des derniers Championnats du monde de Rotterdam (Pays-Bas) 2009, ou encore les Egyptiens, pourtant invités, ont manqué à l’appel.
L’ENTV et Nessma TV couvrent le stage maghrébin
La télévision publique algérienne, l’ENTV, et la chaîne privée tunisienne Nessma ont couvert mercredi en soirée un des entraînements qui avaient regroupé les judokas algériens, marocains et tunisiens. Les journalistes se sont intéressés à la préparation des Maghrébins aux prochains Championnats du monde. Les stars maghrébines du judo ont été les mieux ciblées. Normal, célébrité oblige. Du côté algérien, les médaillés olympiques de Pékin 2008 Amar Benyekhlef et Soraya Haddad ont été les plus sollicités. Du côté marocain, le judoka Safouane Ataf, champion d’Afrique sortant, l’était aussi. Il en est de même pour le célèbre et plusieurs fois champion d’Afrique, le Tunisien Anis Chadli.
M. M.



