JUDO MONDIAUX (2e partie) 23 AOUT 2010 Omnisports 7 110 signes
- Lundi, 23 Août 2010
Judo - Les Championnats du monde en question (2e partie et fin)
Les moments forts de la participation algérienne
Après la première partie de notre rétrospective sur les Championnats du monde, dont la prochaine édition a lieu du 09 au 13 septembre à Tokyo (Japon), nous évoquons aujourd’hui les différents moments forts de la participation algérienne.
Le Mondial de Lausanne (Suisse) 1973 sera marqué par la première participation algérienne à ce niveau de la compétition. Après la création de la première Fédération algérienne de judo et disciplines assimilées (FAJDA) en 1963, et après quelques années de structuration et de développement du judo national, une équipe de judokas algériens menés par Rabah Achour, président de la FAJDA et Kamal Khaled Khodja, secrétaire général, marque l’histoire de ce sport dans notre pays. Les athlètes qui ont fait partie de l’équipe, entraînée alors par Ahmed Hifri, étaient les suivants : Moussa Ahmed, Hamid Ouaret, Fodil Goumrassa, qui avait été l’auteur d’une belle prestation, Mouloud Halliche, Athmane Guerdoud, Khaled Tâalba, Abbad Tahar et Mohamed Belmir.
Les Championnats du monde de Vienne (Autriche) 1975 et Paris (France) 1979, ont été marqués par une nouvelle hausse dans le nombre de catégories de poids, qui sont passées de cinq à huit.
Par Mustapha Mabed
Zohra Mechti, première Algérienne dans un Mondial
L’autre fait marquant qui révèle la bonne santé de la discipline dans le monde est l’organisation à New York (E-U) des premiers Championnats du monde réservés exclusivement aux féminines. Puis c’est au tour de Maastricht (Pays-Bas) d’accueillir les Mondiaux masculins. Paris (France) sera, en 1982, le théâtre de l’organisation des seconds Mondiaux féminins. Une édition qui verra l’engagement de la première algérienne. Grâce en grande partie à sa volonté et à sa détermination d’être de ce rendez-vous planétaire, Zohra Mechti, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, entre ainsi dans l’histoire du judo algérien. Elle a tiré pour la première fois dans la catégorie de poids la plus légère du championnat, celle des 52kg.
Benyahia et Ouarab se distinguent
L’édition de Moscou (URSS) 1983 sera également à inscrire en lettres d’or dans l’histoire du judo algérien qui va, pour la première fois, s’illustrer à ce niveau de la compétition. En effet, et contre toute attente, Farid Benyahia et Nacer Ouarab avaient obtenu un classement honorable, en décrochant respectivement une 7e et une 9e places.
Depuis Moscou 1983, notre pays a pratiquement été de tous les rendez-vous mondiaux. La coopération, japonaise dans un premier temps, avec la venue de l’entraîneur M.Nakamoura, puis soviétique, avec Serguei Vilikotni et Dvoinikov Valeri, ce dernier étant vice- champion du monde et olympique, a rendu plus compétitif le judo algérien à l’échelle mondiale, mais sans toutefois parvenir encore à la maturité qu’il faut pour pouvoir prétendre faire réellement le jeu. La participation algérienne à des compétitions et stages internationaux, notamment au Japon, s’est accrue les années suivantes.
Lors des Mondiaux de Vienne (Autriche) 1984, pour les dames, de Séoul (Corée du Sud) 1985, pour les messieurs, et Maastricht (Pays-Bas) 1986, pour les dames aussi, le judo algérien faisait encore dans le contact et l’apprentissage utiles.
L’édition d’Essen, en RFA 1987, a été marquée par l’organisation, pour la première fois, de Championnats du monde mixtes. Un fait nouveau qui perdure à ce jour.
Souakri, Meridja et Yacoubi ratent le podium
Dès les Championnats du monde de Belgrade (Yougoslavie) 1989, et jusqu’à l’édition de 2003 à Usaka (Japon), soit durant 8 éditions au total, les nôtres vont réussir à faire bonne figure et accéder aux places d’honneur dans un championnat du monde. C’est ainsi que les Salima Souakri, Amar Meridja et Nordine Yacoubi ont atteint l’honorable place de 5es mondiaux.
Nos premières médailles
Le grand exploit du judo national a été réalisé lors des Championnats du monde du Caire 2005. Des Algériens se mettent en évidence pour la première fois. Aberrahmane Benamadi, vice- champion du monde de la catégorie des moins de 81kg, est le premier Algérien à monter sur un podium, et Soraya Haddad, la première dame à remporter une médaille de bronze dans des Championnats du monde organisés pour la première fois sur le sol africain.
A noter que le meilleur score réalisé à ce niveau de la compétition par un Africain est détenu par le Tunisien Anis Lounifi, qui est parvenu à Munich (Allemagne) 2001 à rempoter la médaille d’or des 60kg, avant de récidiver l’année 2003 avec une autre médaille, de bronze celle-là, aux Championnats du monde d’Ozaka (Japon). La dernière judokate africaine qui se soit hissé au niveau des meilleures est la Tunisienne Houda Miled, qui a accédé à la troisième marche du podium dans la catégorie des 70 kg aux mondiaux 2009 de Rotterdam (Pays- Bas).
Les chances africaines à Tokyo
Quelles chances de médailles pour l’Afrique à Tokyo ? La mise en place du nouveau système de compétition initié par la FIJ qui compte, il faut le préciser, 199 pays affiliés, rend difficile l’accès aux podiums mondiaux pour les pays économiquement affectés. Si l’on table sur le classement des Africains figurant sur la ranking-list de la FIJ, qui reprend les judokas les plus en vue du moment, ils seront très peu ceux de notre continent à pouvoir bousculer une hiérarchie bien établie.
Sur le plan des pronostics, le Japon, qui évolue dans son antre, est bien parti pour faire un sans-faute. Il est à noter que ce pays n’a perdu les Championnats du monde qu’une seule fois, depuis leur existence. C’était en 1961, à l’occasion du Mondial de Paris (France). La victoire historique du Néerlandais Anton Geesink, qui avait remporté la médaille en vermeil en «toute catégorie», avait brisé l’hégémonie japonaise.
Ceux qui ont remporté le plus grand nombre de médailles d’or
Messieurs
Naoya Ogawa (Japon) : 4 titres (3 en Open, 1 en +95kg)
Dames
Ryoko Tani (Tamoura) : 7 titres, tous acquis dans la catégorie des 48kg
Stage maghrébin à Alger
Pour préparer les Mondiaux japonais
Dans la perspective des prochains Championnats du monde (09- 13 septembre, Tokyo), un stage maghrébin pour les judokas messieurs se déroule actuellement, tous les jours à partir de 22h30, au dojo de Bouzaréah. Outre les Algériens, l’opération regroupe également les sélections tunisienne et marocaine. Le stage se poursuivra jusqu'à la veille du départ pour le Japon. Les Egyptiens, qui devaient en principe prendre part à ce regroupement, n’ont pas effectué le déplacement. Sont attendus aussi, toujours pour ce stage, des libyens et des sénégalais. Ils devraient rejoindre incessamment le centre de préparation olympique africain situé au camp de jeunes de Sidi Fredj.
Concernant la préparation de nos filles, Soraya Haddad et Meriem Moussa, seules retenues jusqu'à présent pour les Mondiaux, il est envisagé un dernier stage de réglage en Slovénie. Enfin, on apprend que la liste des 5 messieurs retenus a été arrêtée : Youcef Nouari, catégorie des 66kg, (mais réussira-t-il à passer l’obstacle de la balance ?), Mustapha Boulamia (73kg), Amar Benyakhlef et Liès Bouyacoub (90kg), et Hacène Azzoune (100kg).
M. M.



