Judo : Centre olympique africain d’Alger
- Mercredi, 18 Août 2010
Les premiers stagiaires arrivent
Initialement prévue en juillet dernier, puis reportée après les Championnats du monde, prévus du 9 au 13 septembre prochain, l’ouverture du Centre olympique africain de judo d’Alger aura lieu en fin de compte bien avant.
Les judokas africains de nationalités Sénégalaise, Libyenne et Marocaine seront les premiers à rallier le centre situé au camp international de la jeunesse, à Sidi Fredj, dans la wilaya d’Alger. Ils seront en tout et pour tout 47 stagiaires, dont la moitié de sexe féminin. Dans le groupe, on retrouvera 14 Algériens, qui auront à subir une longue préparation qui les mènera jusqu’aux Jeux Olympiques de Londres 2012.
L’initiative de la mise en place d’un Centre de préparation olympique africain à Alger par la Fédération internationale (FIJ) entre justement dans la perspective de l’élévation du niveau technique des judokas du continent, qui butent très souvent sur le manque criant de moyens de préparation. Depuis quelques années, suite à la crise économique mondiale, qui a particulièrement affecté l’Afrique, plusieurs nations, notamment celles de l’Afrique subsaharienne, éprouvent de grandes difficultés à soutenir la pratique physique et sportive.
Par Mustapha Mabed
Deux entraîneurs en éclaireurs
C’est un peu pour répondre à un besoin de prise en charge de cette pratique sportive que la FIJ a choisi d’implanter, en partenariat avec notre pays, un centre olympique en Algérie. La décision fut prise lors de la seconde visite qu’avait effectuée le président de la Fédération internationale, Marius Vizer, dans notre pays. Il est même question qu’aussitôt l’échéance 2012 bouclée, le centre en question prenne une autre vocation, celle d’un Centre international de la FIJ, qui serait alors ouvert à tous les judokas du monde qui souhaiteraient s’y perfectionner. Il y a quelques jours, deux entraîneurs, qui auront pour tâche d’encadrer les judokas africains, un Autrichien du nom de Dani Gheorgh et un Belge, Sapta Gabriel, ont séjourné dans notre pays. Délégués par la FIJ, ces deux experts seront pris en charge par cette dernière en matière de rémunération. L’objet de leur mission était de tâter le terrain et d’évaluer l’état d’avancement de ce projet commun entre la FIJ, la Fédération algérienne de judo et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Dans ce cadre, on croit savoir que toutes les conditions ont été réunies afin d’assurer un séjour des plus commodes à nos hôtes.
L’aide matérielle de la FIJ
Toujours dans le cadre de l’apport de la FIJ au fonctionnement de ce centre, une dotation en équipements, dont des tatamis, a été aussi affectée à la structure. De source sûre, la préparation des judokas africains débutera réellement après la clôture des Championnats du monde, prévus du 9 au 13 septembre prochain à Tokyo, au Japon. Pour l’heure et sans doute, si les quelques premiers judokas africains ont préféré rejoindre le centre, c’est justement pour se préparer aux Mondiaux avec les nôtres, qui sont eux aussi concernés par cette échéance nipponne.
Dans quelques jours, il est prévu à Alger, plus précisément au dojo de Bouzaréah, un stage en commun avec les équipes nationales marocaine, libyenne et saoudienne. Le stage en question devait aussi concerner les Tunisiens et les Egyptiens mais ces deux dernières nations n’ont pas encore confirmé leur participation.



