Handball - Salim Nedjel (ex-international et ex-arrière du MCO) : «Un manque flagrant de travail de base»

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Il a fait partie des grands handballeurs algériens, de ceux qui ont marqué la discipline en lettres d’or. Il était donc naturel que Salim Nedjel revienne au premier plan à l’occasion de son jubilé.

 

Il a débuté au MC Oran, son club formateur, avant de faire les beaux jours de l’Equipe Nationale. Salim Nedjel a joué à Batna, puis a choisi d’émigrer en Espagne pour évoluer au Celta Vigo et enfin d’atterrir en France où il s’est distingué dans plusieurs clubs. Aujourd’hui âgé de 38 ans, Salim est entraîneur au PSG, à Paris (France). Il s’apprête à fêter son jubilé demain à Oran en présence de tous ses anciens coéquipiers et amis. Avant cet événement important pour lui, Salim Nedjel a répondu à nos questions. Mais d’abord cet extrait d’un article du quotidien français Le Parisien du 31 janvier 2001 où notre champion dit les raisons de son choix du handball: « Petit, en Algérie, j'avais deux licences. Une pour le hand, une pour le foot. J'étais avant-centre. Mais mon père préférait le hand pour son aspect combat. J'ai donc fait ce choix pour lui car, si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais opté pour le foot.»

 

Que pourriez-vous dire à nos lecteurs ?

D’abord que je suis âgé de 38 ans et natif d’Oran. Tout jeune, j’ai fait mes premières classes chez Cheikh Mekki Djillali, décédé récemment, dans la catégorie écoles. Par la suite, toujours sous la coupe de ce grand entraîneur, à l’IRBO en benjamins, minimes et cadets puis en juniors, j’ai intégré directement la catégorie seniors du MCO. C’était en 1990, au temps de Mustapha Doballah et bien d’autres, durant cinq années. Dommage, je n’avais pas pu évoluer avec Abdelkrim Bendjemil car ayant émigré en France à cette époque. Krimo est un grand joueur, que j’admirais beaucoup. Alors que j’évoluais au MCO, on m’avait sélectionné en Equipe Nationale, en juniors et espoirs. Par la suite, Derouaz m’a appelé en équipe senior, au temps des Bouchria, Elimam, Bouanani, Saïdi, Bouanik, Amirouche et autres. Mon premier match en seniors c’était en Coupe d’Afrique (1993). Puis vint la Coupe du monde (1995), en Islande, et bien d’autres challenges comme les JO d’Atlanta. En 1995, j’ai quitté le MCO pour jouer à Batna, avant d’émigrer en Espagne pour y évoluer dans le club professionnel de Celta Vigo et ce, durant cinq années. Puis ce sera en France, dans différents clubs comme l’AC Boulogne et Créteil. Le dernier club que j’aie fréquenté, c’était Tremblay Hand. Aujourd’hui, après avoir décroché mon diplôme d’Etat d’entraîneur, j’encadre les -18 et -17 ans au PSG depuis près de trois années.

 

On s’apprête à organiser votre jubilé. Comment s’est présentée l’occasion ?

A vrai dire, l’idée court depuis plus de six mois grâce à un ami et aussi à Chafi Kadda, qui m’a poussé à le faire. Et comme je suis là à Oran pour ce mois de ramadan, alors c’était une bonne occasion pour réunir la famille du handball dans un match gala entre les anciens du MCO (80/90) et ceux de ma génération d’Oran et d’Alger. Cette rencontre permettra à la jeune génération de voir leurs aînés, qu’ils n’ont peut-être vus qu’à la télé. Ce match aura lieu ce mardi (NDLR : demain) au Palais des sports d’Oran, en lever de rideau de la finale du tournoi de football du ramadan organisé par l’association la «Radieuse», et réunira les Doballah, Bendjemil, Mekhloufi, Bensenouci, Bassedjerari et autres handballeurs évoluant actuellement au MCO, ainsi que des joueurs de ma génération tels que Bouchekriou, Bouanik et Amirouche pour ne citer que ceux-là Sont invités aussi le Professeur Rachid Hanifi (Pdt du COA) ; Derouaz, ex-entraîneur national, en plus d’autres qui ont marqué leur génération dans d’autres disciplines comme le basket-ball, le volley-ball ou la natation. Je suis ravi et heureux d’avoir pu compter sur des soutiens et des aides venus de partout, surtout de la part de Chafi Kada et mes amis Bendjemil, Doballah et Elimam, sans oublier Zaouche, pour le flocage des maillots, et Benabbou, pour la dotation en tenues. C’est vraiment un honneur pour moi.

 

La dégringolade du handball à l’Ouest, qu’en pensez-vous ?

C’est une affaire d’hommes et de manque flagrant d’un bon travail de base. Je suis vraiment peiné de voir le handball descendre aussi bas. Je pense qu’il est temps de redresser la situation et suis prêt à aider à cela, avec le concours d’amis en France et de clubs dans le domaine de la formation. De même que je suis prêt à rentrer au pays pour prendre en main l’Equipe Nationale des jeunes, si bien sûr on fait appel à moi. Ce sera réellement avec un grand plaisir. Malgré la situation pour le moins regrettable que vit le handball chez nous, je suis optimiste quant à voir la discipline retrouver ses lettres de noblesses car la pâte et les hommes existent. Seulement, il faut les utiliser à bon escient.

 

Le meilleur souvenir ?

Quand mon père était venu me voir jouer (MCO-NAHD). Ce jour-là, j’avais marqué 12 buts et il était fier de moi.

 

Le plus mauvais ?

Ma blessure au genou, qui m’avait éloigné des terrains durant neuf mois.

 

Votre meilleur match ?

Incontestablement en Coupe du monde, en Islande, face au Danemark (1985) où je m’en étais donné à cœur joie. Et aussi face au MCO, alors que j’évoluais à Batna.

 

Et le ramadan ?

C’est le meilleur mois de l’année pour moi, tout simplement parce que c’est à ce moment-là que je viens passer mes vacances en famille. J’aime le ramadan surtout pour l’ambiance et la chaleur familiale qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

 

Un dernier mot ?

Je ne remercierais jamais assez tous ceux qui, de près ou de loin, m’aident et me soutiennent dans l’organisation de ce jubilé, principalement mon ami Chafi Kadda, les gens d’Alger, Elimam, Bendjemil, Benabou, Zaouche, et bien sûr ceux qui m’ont appelé pour me dire bon courage.

Propos recueillis par

Sadek Belkheir

Commentaires (1)Add Comment
0
Hand ball Oranais
Par dassine, décembre 06, 2010
Merci à Salim de nous rappeler que le hand ball Oranais et Algériens ont eu leurs moments de gloire .
Je trouve cela triste qu'il ne mentionne pas le hand ball féminin aussi car à son époque y a eu de grandes joueuses de la petite ball , je peux en citer pleines car elles ont marqués mon enfance aussi ..
quand il s'agit de hand ball Messieurs , tous est disponible sans le moindre effort , mais pour les femmes tellement d'obstacles , la salle , les horaires, le manques de moyens est lié au fait que le sport en Algérie spécialement dans la région de L'ouest est une affaire d'Hommes ..
j'aurai aimé entendre Salim dire que son retour en Algérie se fera pour les jeunes Filles aussi car j,ai eu la chance de jouer avec le MCO ou j'ai tout appris . mais une chose est sure tant que les Hommes dirigeront la FIFA rien ne se fera pour les Femmes ..

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