CYCLISME : Challenge du Ramadan
- Lundi, 29 Août 2011
Des coureurs se donnent en spectacle
Le Challenge des soirées de Ramadan n’est pas allé à son terme. Le malaise et l’incohérence qui régnaient au sein de l’Equipe Nationale, et dont nous avions déjà fait état dans nos précédents articles, à fini par éclater au grand jour. Ce qui s’est passé lors de la soirée de jeudi dernier sur le Plateau de Aïn Bénian est déplorable. Des coureurs de l’EN se sont échangé des propos obscènes et immoraux entre eux et envers les arbitres officiels, et tout cela sous le regard passif du DEN, Reda Kahlan, qui n’avait pas été en mesure d’instaurer une discipline stricte depuis le début du regroupement de la sélection nationale. Les habitants du Plateau de Aïn Bénian, qui voulaient assister au spectacle, ont été choqués par les obscénités et les vociférations lancées à voix haute par les coureurs. Un comportement indigne de sportifs qui a poussé le public à réagir en mettant fin à la course, avant de faire vider les lieux à tous ces tristes énergumènes. Des coureurs qui ne respectent personne, même pas le président de la Fédération algérienne de cyclisme, Rachid Fezouine, présent à chaque course.
Un climat électrique depuis le début du stage
Le climat électrique qui prévaut au sein des coureurs de la sélection nationale n’est pas nouveau. Depuis le début du regroupement de l’EN, composée de Azzedine Lagab, Khelil Tamarent, Abdellah Benyoussef, Abdelbasset Hannachi, Nabil Baaz, Khaled Abdenbi, Abderrahmane Boureza et Fayçal Hamza, un malaise s’était installé. De peur d’être écartés de l’EN, certains coureurs susurraient à voix basse que le lieu du regroupement n’était pas idéal pour une bonne préparation. Le staff technique de la FAC a-t-il préparé comme il se devait le stage et le Challenge du Ramadan ? La question est posée.
La fièvre du jeudi soir
Ce qui s’est passé jeudi soir dépassait l’entendement. Azzedine Lagab, le leader de l’EN, a fini par péter les plombs. Pris d’une rage indescriptible, il s’est mis en travers de la route afin de stopper les coureurs. Le deuxième à piquer sa crise fut Abdelmalek Madani, qui s’en est pris violemment au commissaire de course. Jamais ces coureurs ne s’étaient comportés de cette manière auparavant. Connus pour être des sportifs modèles, ils sont sortis de la route d’une mauvaise manière. Reste maintenant à savoir quel sera le verdict et quelles sanctions seront prises envers les éléments présumés fautifs.
A. M. D.



