Tournoi Open de la Grande poste
- Lundi, 10 Août 2009
Ce n’est qu’un au revoir
Le tournoi Open de beach-volley organisé par la ligue d’Alger en collaboration avec l’APC d’Alger- Centre et en partenariat avec la DJSL d’Alger, a tenu ses promesses. Chaque été, il est devenu incontournable pour ce qu’il représente comme animation d’une des plus belles esplanades dans le monde, celle de la Grande poste. Ses promoteurs ainsi que tous les participants sont désormais convaincus, que ce rendez-vous doit se hisser maintenant à un niveau international. Tout d’abord au rang maghrébin, puis africain et pourquoi pas mondial.
Cette volonté d’aller de l’avant est exprimée par le premier responsable de l’instance nationale du volley-ball et ses dérivés, Mustapha Lemouchi et par le président de la LAVB, Azzedine Braza à travers nos entretiens avec ces deux responsables, présents lors de la finale. Tout comme nous avons rencontré un des vétérans engagés dans ce tournoi, le Professeur en médecine (pédiatrie), Djamil Lebane, ancien joueur de l’EN des années 70, qui a tenu aussi à nous exprimer sa satisfaction d’être parmi les animateurs de ce tournoi.
Nous ne terminerons pas ce compte rendu sans signaler la prestation d’un dirigeant de club d’Oued Smar, Lamouri, qui a enchanté les présents par une danse bien de chez nous.
O. K.
Mustapha Lemouchi, Président de la FAVB
« Un championnat du monde de beach-volley en Algérie »
Que signifie votre présence à cet Open organisé par la LAVB ?
Ma présence en compagnie de quelques membres du bureau fédéral, est une continuité dans notre désir d’accompagner toutes les ligues qui oeuvrent pour la promotion du beach-volley et du volley-ball en général. C’est aussi un encouragement pour toutes celles et ceux qui veulent réellement du bien à notre discipline, et qui le concrétise sur le terrain.
Des tournois sont organisés un peu partout à travers le territoire national. Qu’en attendez-vous comme retombées ?
Effectivement, cette année, plusieurs ligues qui étaient en sommeil, sont sorties de leur léthargie, et se sont mises à organiser des tournois de beach-volley. Je citerai par exemple celles de Tlemcen et Annaba. Ce qui veut dire que les responsables de ces structures, ont adhéré au programme de la Fédération. Comme on dit communément « ça mord ». Il est bien évident que toutes ces expériences seront comptabilisées au niveau fédéral. Nous donnerons notre réponse, probablement sous forme d’un championnat national. Mais la première je vous la livre de suite : nous solliciterons prochainement, la Fédération Internationale pour l’organisation d’un championnat du monde de beach-volley.
Quelle est l’actualité de nos équipes nationales de volley-ball ?
Nos deux équipes nationales de volley-ball, que ce soit en dames ou en messieurs, se préparent chacune de son côté à deux échéances très importantes. Les garçons se rendront en Tunisie pour prendre part au second tournoi qualificatif pour les championnats du monde de
Rome en 2010. Tandis que les filles sont actuellement en stage à Tikjda. Elles ont comme objectif le championnat d’Afrique des nations prévu à Blida, début octobre. Nous sommes confiants sur les possibilités de nos jeunes et prometteurs, athlètes des deux sélections.
Pour le championnat d’Afrique dames, quelles sont les équipes qui ont confirmé leur participation ?
Aux dernières nouvelles parvenues de la Confédération Africaine de volley-ball (CAVB), six pays ont confirmé leur participation : Egypte, Tunisie, Maroc, Sénégal, Ile Maurice, Kenya et bien sûr l’Algérie. Par ailleurs nous apprenons que la CAVB compte inviter deux pays pour prendre part à ce championnat.
Quelles sont les chances de notre équipe nationale ?
Elles sont intactes. Notre objectif est celui de remporter le titre africain, qui nous permettra de participer, et ce, pour la première fois, à la coupe du monde à laquelle ne prennent part que six nations. Une de chaque continent.
La conclusion ?
Je fais appel à toutes les bonnes volontés qui veulent aider la discipline. Elles sont les bienvenues. Nous attendons leur suggestions et propositions. L’aide de tous est souhaitée pour le bien de nos équipes nationales, que se soit celle des cadets ou des seniors engagées dans les différents challenges internationaux.
Propos recueillis par
O. Kama
Azzedine Braza, Président de la LAVB :
« Concrétiser la convention qui lie la FAVB à son homologue française »
Un premier bilan à chaud de cette 4e édition de beach-volley ?
Comparativement aux trois précédentes éditions, où c’étaient des triplettes en garçons et en filles qui animaient le tournoi, cette fois-ci nous avons opté pour des paires en garçons, afin de donner un vrai cachet de beach-volley. Avant c’était donc beaucoup plus de l’animation.
Cette fois-ci avec seulement des paires (double messieurs) engagées, nous avons été surpris par l’engouement que cela à susciter, qui s’est traduit par un nombre impressionnant d’inscriptions. Ce qui nous a obligé à limiter le nombre à 24 paires. Sinon, on se serait éternisé, sur l’esplanade de la Grande poste.
Après un début timide, le tournoi s’est peu à peu imposé comme une attraction incontournable. Selon vous, pourquoi?
Par rapport au beach-volley organisé sur les plages et qui draine donc les estivants, en ville, le public est constitué généralement de badauds et des habitants du quartier. Leur curiosité s’aiguise au fur et à mesure que nous avançons. Globalement, nous sommes satisfaits de cette édition, et nous sommes convaincus que ce tournoi désormais traditionnel, atteindra sa véritable vitesse de croisière, quand il sera ouvert aux pays maghrébins, puis africains et autres nations mondiales. A commencer par la concrétisation de la convention qui nous lie à la Fédération Française.
O. Kama
Djamil Lebane, Professeur en pédiatrie (Ancien de l’EN)
« La passion était plus perceptible à notre époque »
Une présentation à nos lecteurs ?
Professeur en pédiatrie. J’ai pratiqué le volley-ball à l’USM Alger en 1969, puis en 1972 j’ai eu la chance de jouer dans la fameuse équipe du NAHD avec comme entraîneur Belaid Chebahi. Par la suite, j’ai eu le choix douloureux de continuer mes études ou le sport de haut niveau. Celui des études s’est imposé de lui-même, surtout celles de médecine.
Mais, ceci ne m’a pas empêché de suivre l’actualité du volley-ball. Et c’est ainsi, qu’en 2002, à la faveur de l’opération « Bouger pour la santé », nous avons organisé avec d’anciens camarades le premier tournoi vétérans de la ligue d’Alger à El-Biar. Depuis, nous effectuons trois entraînements par semaine avec mes coéquipiers, qui sont la plupart d’entre- eux des quinquagénaires. Dans le sport, il n’y a pas de secret. Il suffit tout simplement de s’entraîner. On arrive à livrer des matchs assez plaisants.
Bien plus que du sport c’est donc pour vous un plaisir ?
Bien plus que du plaisir, c’est un dérivatif. Pour nous les anciens, le volley-ball est une double nature. C’est ludique, nous prenons beaucoup de plaisir à jouer. On se repose moralement pour être d’attaque le lendemain.
C’est ce que vous conseilleriez aux anciens joueurs ?
Absolument. Ils devraient tous reprendre. C’est vrai que les débuts sont difficiles. Les articulations rouillées après tant d’années de sommeil ont du mal à se réveiller. Mais petit à petit, on s’habitue. Il nous est arrivé de jouer jusqu’à 5 sets, soit deux heures de temps.
Selon vous, quelles sont les différences entre le volley-ball des années 70 et celui de maintenant ?
Tout d’abord ce ne sont pas les mêmes conditions. A notre époque, les salles se comptaient sur les doigts d’une seule main. Aujourd’hui, elles se comptent par centaine, sinon plus. La génération actuelle est de plus grande taille, comparativement à la nôtre. La parabole a permis aussi à nos jeunes joueurs de voir ce qui se passe à l’étranger. Mais, la passion était plus perceptible dans les années 70, que maintenant.
Que retiendrez- vous de cet Open de la LAVB ?
Tout d’abord, c’est convivial. C’est aussi une découverte pour les badauds qui traversent l’esplanade de la Grande poste. Ce qui me fait dire, que ce n’est plus le public qui vient vers le volley-ball, mais le contraire. C’est tout « bénef » pour cette discipline.
O. Kama



