Athlétisme : Hammad Kalkaba «L’Afrique a de quoi être fière de ses athlètes au sortir de Daegu»
- Dimanche, 04 Septembre 2011
Hammad Kalkaba (président de la Confédération africaine d’athlétisme) :
«L’Afrique a de quoi être fière de ses athlètes au sortir de Daegu»
Du congrès de l’IAAF, avec la brillante réélection de Lamine Diack à la présidence de l’instance mondiale d’athlétisme, pour un nouveau mandat, et des résultats des athlètes africains, le président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA), M. Hammad Kalkaba-Malboum, a dit toute sa satisfaction, ainsi que sa joie et sa fierté de voir l’Afrique briller à Daegu, où se sont achevés hier les 13es Championnats du monde d’athlétisme. Avant la clôture des Mondiaux-2011, le président de la CAA a convié les envoyés spéciaux de la presse africaine à une rencontre au cours de laquelle il a dressé un bilan de ces Mondiaux, avant d’évoquer le Congrès de l’IAAF et les prochains Championnats d’Afrique d’athlétisme.
Quel bilan faites-vous de la participation africaine au Mondiaux de Daegu 2011 ?
Ce qui fait le plus plaisir au président que je suis, plus que les médailles du Kenya et de l’Ethiopie qui sont des habitués des podiums, c’est surtout l’émergence de nouveaux pays africains dans le concert des nations médaillées. Et dans ce sens, j’ai accueilli avec joie et fierté la médaille d’or de la Botswanaise Amantle Monsho et la médaille de bronze du sauteur en longueur zimbabwéen Ngonidzashe Makusha. Il y a aussi le retour des pays du Maghreb, avec la Tunisienne Habiba Ghribi au 3000m steeple. Cette fille peut nous valoir d’énormes satisfactions. Ce sont des résultats globalement encourageants et nos athlètes se doivent de progresser pour être des têtes de file.
Etes-vous êtes satisfait du Congrès de l’IAAF ?
Nous sommes heureux de noter que nos préoccupations ont été prises en compte. Au congrès de la CAA de Yaoundé, en mai dernier, les délégués africains avaient pris une motion en faveur de la réélection de Lamine Diack, pour qu’il puisse continuer son œuvre sur le renforcement de l’athlétisme comme premier sport olympique. Mais aussi la démocratisation de l’organisation des grands événements qui se dséroulent en Europe, en Asie mais aussi en Afrique, avec les Challenges tels que les meetings de Dakar et Casablanca qui sont maintenant reconnus sur le plan international. Au Congrès, l’Afrique qui a demandé six places au niveau du Conseil de l’IAAF, s’est retrouvée avec cinq places comme lors des précédentes rencontres. A défaut d’augmenter nos acquis, le continent a réussi à les conserver au niveau de l’instance de décision. Cela veut dire que l’athlétisme mondial reconnaît notre place importante dans le développement de cette discipline.
Comment se présentent les Championnats d’Afrique 2012, prévus au Bénin ?
Je suis très optimiste quant à ces prochains Championnats d’Afrique, parce que nous sommes pratiquement convaincus de la présence des meilleurs athlètes du continent, qui vont venir y parfaire leur préparation pour les JO de Londres-2012. Mieux encore, le Bénin est en avance sur les préparatifs, avec une implication des autorités et des populations. Conscient qu’il leur sera difficile de faire bien en matière de participation de leurs athlètes, les Béninois ont tout misé sur la réussite de l’organisation de cet évéznement. Et là, ils sont en train de faire du bon boulot. D’ailleurs, il a été tenu à Cotonou une réunion du bureau exécutif de la CAA où des réunions importantes ont également eu lieu avec les autorités. Cela va dans le bon sens, et je suis optimiste quant à la réussite de ces Championnats qui auront lieu à Porto Novo.
Synthèse Abdou S.



