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Les locaux au secours d’Halilhodzic
- Mercredi, 18 Janvier 2012
En prévision du match face à la Gambie
Les locaux au secours d’Halilhodzic
Dans nos précédentes éditions réservées à la situation dans laquelle se trouvent les Verts à moins de deux mois de la confrontation face à la Gambie, nous nous sommes demandés comment le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, allait procéder pour préparer ce match important et nous avions préconisé la programmation d’un stage pour les joueurs locaux. C’est ce que vient de faire le Bosnien, lequel a compris qu’il ne pourra jamais former une équipe compétitive en ne se basant que sur les dates FIFA. Il s’est surtout rendu à l’évidence que, sans stage, l’EN part à Banjul vers l’aventure. En effet, n’importe quel entraîneur de renommée mondiale dira que c’est impensable de jouer un match entrant dans le cadre des éliminatoires directes de la CAN 2013 sans avoir au préalable organisé au moins un stage par mois. Or, les coéquipiers de Ziani n’ont pas effectué de regroupement depuis trois mois. Le prochain stage ne se déroulera que 48 heures avant la rencontre face à la Gambie, prévue le 29 février prochain à Banjul. C’est dire que coach Vahid fera face à une situation des plus complexes. D’ailleurs, il n’a pas hésité à déclarer à la presse que c’était difficile pour lui de préparer une rencontre sans avoir réuni ses joueurs au moins pour une semaine. Selon lui, ce match sera celui de la volonté et du courage. Après avoir donc essayé de trouver une issue à cette impasse, Vahid Halilhodzic a pensé au plan «B», celui qui consiste à programmer deux stages, hors dates FIFA, réservés exclusivement aux joueurs locaux. En convoquant une dizaine de joueurs et six gardiens de but, le sélectionneur national veut parer à toute mauvaise surprise. C’est vrai que le match face à la Gambie n’intervient pas dans une date compétition FIFA et, de ce fait, les clubs européens et même ceux du Golfe ne sont pas obligés de libérer les professionnels cinq ou six jours avant, comme le stipule la réglementation. Ils ne libéreront leurs joueurs que 48h avant le match face à la Gambie. Et là, il faut dire que ce n’est pas sérieux du tout de se regrouper à Paris pour deux jours avant d’aller à la lointaine Banjul affronter la Gambie après une seule séance d’entraînement, la veille du match !
L’inconstance du rendement des joueurs du Golfe derrière l’option locale
Les observateurs sportifs nationaux pensent que, si Vahid Halilhodzic a opté pour les joueurs locaux, alors qu’il n’a pas cessé de déclarer depuis sa prise de fonction que le Championnat national était faible, c’est qu’il était obligé. Pour eux, le niveau juste moyen des joueurs évoluant aux pays du Golfe l’a poussé à se rabattre sur les joueurs du cru. Ils citent l’exemple d’Antar Yahia qui a failli être libéré par son club saoudien pour insuffisance de rendement. Et pourtant, c’est le capitaine des Verts. Il faut dire aussi que même les professionnels évoluant en Europe ne sont pas tous dans une forme rassurante. L’exemple de Smaïl Bouzid, qui a rejoint le «clan» du Golfe, est illustratif. Halilhodzic constate que la ruée vers les pays du Golfe de ses joueurs ne va pas arranger ses affaires, d’où le changement de stratégie consistant à puiser dans le Championnat national, du moins pour le match face à la Gambie. En tout état de cause, à ce jour, le sélectionneur national n’a pas encore achevé sa prospection en Europe. En plus de Cadamuro, il compte convoquer aussi le capitaine des Olympiques Challali tout en espérant que d’autres binationaux acceptent de porter le maillot de l’EN. Entre-temps, il n’a pas procédé à une revue d’effectif à moins de deux mois du match capital face à la Gambie. Dans tous les cas, et même avec la sélection des meilleurs joueurs actuels, sans stage et sans préparation, il est vraiment difficile de revenir de Banjul avec un résultat positif. Cela est une évidence.
M. Maz



