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MCA : Alain Michel : «On n’a pas d’équipe»
- Dimanche, 12 Décembre 2010
Après la défaite face au Club Africain
Retour à la case de départ
Le MCA a hypothéqué sérieusement la chance de s’offrir une troisième Coupe maghrébine dans son histoire et ce, après avoir perdu par deux buts à zéro vendredi soir au stade de Radès face au Club Africain.
Ce n’est pas fait pour autant pour démobiliser les poulains de l’entraîneur français Alain Michel, dans la mesure où ces derniers ont quitté hier le sol tunisien avec la ferme intention de prendre leur revanche lors du match retour. En tout cas, à travers les propos qu’on a recueillis des coéquipiers de Babouche à l’issue de la rencontre, il s’avère bien que ces derniers croient dur comme fer en leurs capacités de renverser la vapeur lors de la deuxième manche prévue pour le 23 de ce mois à Alger. Le mot d’ordre qui revient d’ailleurs sur les lèvres de tous les joueurs est que l’adversaire n’a rien d’un foudre de guerre et que, n’était le coup de pouce de l’arbitre marocain, le scénario aurait été tout autre.
Seulement, les supporters mouloudéens qui étaient présents au stade de Radès sont vraiment sceptiques quant aux capacités de leurs capés à tenir leurs engagements. Et pour cause, ils sont tous unanimes à reconnaître que le rendement des Vert et Rouge depuis le début de cette saison est tout simplement loin de confirmer son statut de champion d’Algérie sortant.
D’ailleurs, tous ceux qui ont suivi la production des camarades de Zemmamouche dans ce rendez-vous face au Club Africain, sont persuadés que le Mouloudia est loin de connaître le bout de tunnel. Dans les propos de l’entraîneur Alain Michel tenus à l’issue de la partie, on remarque tout seulement qu’un sentiment d’impuissance s’est emparé de lui. Voilà qui traduit l’état d’esprit actuel dans le groupe mouloudéen. Evidemment, comme pour ne pas froisser davantage leurs fans, les joueurs, les dirigeants et le staff technique aussi, s’empressent de tirer sur l’arbitre marocain, le principal responsable, à leurs yeux, des malheurs des Algérois dans cette sortie tunisoise. Un subterfuge vite trouvé, saurions-nous dire, pour faire éviter aux Mouloudéens davantage de désagréments vis-à-vis de leurs fans, notamment ceux qui ont pris la peine de faire le déplacement à Tunis et soutenir de plus près leur équipe favorite.
Les matches se suivent et se ressemblent
Désormais donc, les matches se suivent et se ressemblent au Mouloudia d’Alger et ce, depuis le début de la saison en cours, et la production des poulains d’Alain Michel dans cette rencontre face au Club Africain pousse, pour la énième fois, à tirer la sonnette d’alarme.
La Ligue des champions africaine est pour bientôt, et ce n’est certainement pas avec un tel rendement que les gars de Bab El-Oued pourraient faire face aux gros bras du continent. Le mercato devrait s’avérer ainsi une occasion inouïe pour les dirigeants mouloudéens afin de renforcer leur effectif avant qu’il ne soit trop tard. Mais la question qui mérite d’être posée est la suivante : la direction mouloudéenne a-t-elle les moyens de s’offrir les éléments au profil recherché ?
W. S.
Alain Michel : «On n’a pas d’équipe»
Tous ceux qui ont assisté à la conférence de presse animée par l’entraîneur mouloudéen, Alain Michel, à l’issue de la rencontre de vendredi soir à Radès, auront remarqué le nouveau ton usé par le driver du club phare de la capitale.
En effet, Alain Michel nous a paru cette fois-ci complètement déprimé, allant jusqu’à manifester un sentiment d’impuissance devant les journalistes. En d’autres termes, le rendez-vous de Radès a permis une fois pour toutes au coach du Doyen de se rendre compte que désormais, il n’y a plus rien à espérer de son équipe.
«C’est clair, on n’a pas le niveau ni les moyens pour faire face au gros bras de l’Afrique. C’est le cas de le dire aussi dans ce match contre le Club Africain, dont le rapport de force est complètement déséquilibré. Ce rendez-vous m’a permis de confirmer une fois pour toutes qu’on n’a pas d’équipe», lance le technicien français devant des journalistes stupéfaits. Ce n’est pas tout, puisque l’orateur a commencé à relater les «misères» quotidiennes de son team, en abordant le volet logistique. «Quand on veut nous comparer au Club Africain, il n’y a pas photo. D’abord, sur le plan financier, tout le monde connaît les problèmes auxquels on fait face dans ce registre, alors que sur le plan logistique et infrastructurel, je n’ai pas besoin de vous rappeler que parfois on ne trouve même pas un terrain où nous entraîner. Il est clair que ce n’est pas dans de telles conditions qu’on pourra réussir de bons résultats, que ce soit sur le plan national ou international», enchaîne-t-il.
«La presse donne à Sofiane plus qu’il n’en faut»
Et si Alain Michel n’a pas épargné l’arbitre marocain à l’issue du match de vendredi, il n’en demeure pas moins qu’il reconnaît que l’effectif mis à sa disposition est très limité. Pis, il fait un constat amer, oubliant qu’il était personnellement derrière la venue de certains joueurs, dont Youcef Sofiane avec lequel il n’a pas été tendre après le match, estimant que la presse lui a donné plus qu’il n’en valait.
«Si j’avais fait entrer Ammour, on aurait joué à 9»
Ammour aussi a eu sa part des critiques, quand Alain Michel a été interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à ne pas aligner l’ancien Usmiste pour animer le jeu offensif du Mouloudia qui paraissait très faible dans ce match. La réponse du technicien français était toute simple : «On jouait déjà avec 10 joueurs après l’expulsion de Megherbi et la rentrée d’Amour allait tout simplement nous mettre à 9 sur le terrain.» Quant à Douadi, que bon nombre de supporters du Mouloudia commencent à aduler mais qui se retrouve souvent sur le banc de touche, Alain Michel a répondu qu’il aurait souhaité avoir dans ses rangs un joueur comme Dhaouadi du Club Africain, mais le Douadi du Mouloudia est loin de faire l’affaire.
«Ce sera encore compliqué en Championnat»
Heureusement d’ailleurs que le technicien français s’est rappelé rapidement qu’il était indécent de sa part de chambrer davantage ses éléments, et qu’il est tenu plutôt de les ménager, d’autant qu’ils continuent toujours de manger leur pain noir. Lui-même reconnaît d’ailleurs que le reste du parcours est encore difficile, à commencer par le prochain derby contre l’USMH, un match que le driver mouloudéen appréhende énormément d’autant que son équipe sera privée pour la circonstance de ses internationaux de la sélection olympique.
Une chose est sûre, dans les propos d’Alain Michel : on pouvait bien noter que l’homme préparait tout simplement son départ du Mouloudia, lui qui n’attend que la première opportunité pour le faire, en témoignent ses menaces à répétition de partir, et les propositions de services qu’il a envoyées à certains clubs en Algérie et ailleurs, dont l’Espérance de Tunis.
W. S.



