BOXE : Le Dr Bessalem (président FAB) : «Faire mieux qu’en 2008»
- Lundi, 10 Octobre 2011
- Écrit par Administrator
Qualifications aux JO de Londres-2012
Le Dr Bessalem (président FAB) : «Faire mieux qu’en 2008»
L’année 2011 aura été prolifique à plus d’un titre pour la boxe algérienne, qui a réussi à «reconquérir les espaces perdus» ces dernières années, pour reprendre une expression chère à l’entraîneur national Azzedine Aggoune. Les résultats sont là : nos pugilistes ont retrouvé une certaine vitalité et le plaisir de boxer. La pâte existe et ils sont jeunes ceux qui constituent la relève d’athlètes qui ont atteint la maturité. C’est dire qu’en quelques années de travail, la boxe algérienne a progressé : elle est passée progressivement du franchement mauvais au moins mauvais, en attendant mieux, et il n’y a pas de raison à ce que l’on n’atteigne pas d’autres sommets. Les espoirs sont permis, mais il faut savoir que cela ne dépend pas des seuls et uniques efforts de nos boxeurs, de leur staff technique, ni encore moins de la bonne volonté de la FAB. La convergence des efforts de tous est impérative.
Arracher plus de huit places aux JO
Fidèle à ses convictions, le président de la Fédération algérienne de boxe (FAB), le docteur Abdellah Bessalem, sait parfaitement où il veut aller. «L’idéal est de qualifier un boxeur dans chaque catégorie de poids. Qui ne voudrait pas qualifier dix boxeurs aux JO ? Oui, nous sommes ambitieux et on cherche à faire mieux qu’en 2008», a-t-il déclaré hier, lors de la conférence de presse d’évaluation des résultats de nos pugilistes aux Championnats du monde qui se sont achevés samedi dernier, à Bakou, en Azerbaïdjan. Une rencontre avec la presse qui a vite tourné vers les perspectives d’avenir des équipes nationales de boxe et le prochain tournoi qualificatif aux Jeux Olympiques de Londres, prévu au Maroc, en avril ou mai 2012. Et «faire mieux qu’en 2008», cela implique de la part du premier responsable de la FAB et du staff technique de l’EN de décrocher plus de huit billets pour Londres-2012. Pour le moment, seuls deux boxeurs sont qualifiés : Abdelhafid Benchabla (81 kg) et Mohamed-Amine Ouadahi (56 kg).
Il reste 50 places à prendre
L’Algérie avait réussi à qualifier huit boxeurs aux Jeux Olympiques de Pékin-2008. Il s’agissait de Abdelhafid Benchabla, Abdelkader Chadi, Nabil Kassel, Hamza Kramou, Abdelhalim Ouradi, Choayeb Oussassi, Abdelaziz Toulbini et Newfel Ouatah. Tous ces athlètes s’étaient qualifiés à la faveur du Tournoi de qualification olympique africain AIBA, qui s’était déroulé au Maroc. En homme averti, le docteur Abdellah Bessalem, qui est également président de la Confédération africaine de boxe (CAB), mais aussi vice-président de l’Association internationale de boxe (AIBA), sait qu’il a les moyens de son ambition. Il reste, en effet, les qualifications aux JO 2012 à travers les quotas continentaux, et l’Afrique dispose de 52 billets à composter. Etant donné que deux boxeurs sont déjà qualifiés, à savoir Benchabla et Ouadahi, il reste donc 50 places à pourvoir pour l’Afrique, soit une moyenne de cinq boxeurs par catégorie, sachant que la boxe de compétition en compte dix. Il faut préciser par ailleurs que les places destinées à l’Afrique sont en hausse par rapport à la dernière olympiade d’été.
Des boxeurs ont été «volés» à Bakou
Donc, les ambitions du président de la Fédération algérienne de boxe sont justifiées. Et l’Algérie, championne d’Afrique en titre en juin dernier, à Yaoundé, a largement les moyens de placer des boxeurs dans le dernier carré, dans les huit catégories où des places restent à prendre, mis à part celles des 56 et 81 kg. Et c’est tant mieux pour nos boxeurs, qui viennent de rater leur qualification aux 16es Championnats du monde de Bakou. Notamment Abdelkader Chadi qui a été victime d’une «supercherie» de la part d’au moins deux juges, qui l’ont défavorisé, bien qu’il ait gagné deux rounds du combat, concédant seulement le 2e à son adversaire hongrois, Miklos Vagra. «C’était flagrant ! Et nous avons émis des réserves au sujet de certains juges-arbitres (ndlr : un Colombien et un Dominicain)», a tenu à préciser le coach Azzedine Aggoune. Il reste maintenant à continuer à bien préparer nos boxeurs dans la perspective du tournoi qualificatif continental, prévu dans six mois. Il faut aussi, et surtout, que les pouvoirs publics se penchent sérieusement sur le dossier de la situation sociale de nos boxeurs, notamment le cas précis de Abdelhafid Benchabla, qui n’a connu aucune évolution depuis mai dernier.
Abdou S.



